FRANCE DE MONTAGNE

FRANCE DE MONTAGNE
CHTIGRINCHEUX (pas grincheux du tout !), Marie 69, et Défi Franck
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# Posté le mardi 28 août 2007 14:28

France de Montagne

France de Montagne
Titifb et le Kikoureur Vial
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# Posté le mardi 28 août 2007 14:26

LA FOULEE DE LA MARQUISE

 LA FOULEE DE LA MARQUISE
Avec NICOLAS PASQUION, VAINQUEUR ET CHANTAL BAILLON, 2e ET VAINQUEUR EN V1

# Posté le mardi 31 juillet 2007 09:55

La Foulée de la Marquise

La Foulée de la Marquise
En ce dernier dimanche de Juillet, le petit village de Grignan a accueilli la 17e édition des "Foulées de la Marquise". Il s'agit d'une course pédestre de 10,8 km vallonnée qui a réuni cette année 230 coureurs venus de 10 départements ! Des joggeurs, des touristes, des bons régionaux et des élites, spécialistes de la montagne.


L'âme de Madame de Sévigné veille sûrement sur ce village qui sent bon la Provence avec son ciel bleu, sa lavande, ses champs de vigne à perte d'horizon, et son circuit de roses anciennes...Du haut de son Château Renaissance (classé), construit sur un piton rocheux, elle a sans doute regardé avec bienveillance un peloton coloré qui s'est élancé dans le vent dès 9h30. Les premiers, venus pour la gagne, n'ont pas pris le temps d'admirer ni les anciennes maisons gothiques ni les voûtes du 12ème et 14ème siècle bordant les ruelles pittoresques de cette citadelle du moyen-âge. On ne peut pas le leur reprocher ! Tant pis, ils devront revenir un autre jour s'ils veulent visiter la collégiale St-Sauveur du 16ème siècle qui abrite le tombeau de la Marquise de Sévigné, ou se rafraîchir au lavoir monumental qui trône sur la place du Mail. La tour carrée et la Maison du Bailli attendront aussi ! Un peu d'histoire ? La Marquise de Sévigné a vécu au siècle de Louis XIV, tout en n'étant pas une femme de Cour. Au travers de sa correspondance on peut trouver la description des hommes et des choses de son époque. On peut dire d'elle, je crois, qu'elle fut chroniqueur de son temps...Ce sont ses lettres échangées avec sa fille Françoise Marguerite Comtesse de Grignan qui, publiées après son décès, la rendirent célèbre. Elle s'installa dans ce petit village en 1694 et y mourut en 1696. C'est alors qu'elle passa à la postérité !

Vu de l'intérieur !

La fatigue est là; une nuit blanche, 2 courses majeures en 2 semaines dans les Pyrénées, des randos toniques, faut pas s'étonner. Les jambes sont lourdes et le souffle est court. Je serais plus en forme pour profiter du Festival de la Correspondance organisé tous les ans pour célébrer le tricentenaire de la mort de la Marquise, ou bien pour assister aux Fêtes Nocturnes où de nombreux comédiens costumés font revivre le château de Grignan comme au temps de Madame de Sévigné. C'est dans ce cadre exceptionnel, que plusieurs spectacles sont donnés en soirée, dans les jardins et sur les terrasses. En cet été 2007, ce sera la pièce de Théâtre de de Shakespeare "Mesure pour Mesure" mis en scène par Adel Hakim...

La course !

9 h 35, le décompte libère les coureurs, et ça part vite, autant chez les filles que chez les garçons. Chantal Baillon prend les commandes, suivie de près par Amandine Ferrato et...par moi ! Euh pas très longtemps en ce qui me concerne. Je vois les deux animatrices du jour qui vont devoir se départager sans mon intervention. Je pense que la victoire reviendra à la Montilienne, car Chantal est dans le même cas que moi, elle a accumulé pas mal d'efforts, et il serait fort étonnant, voire stupéfiant (sic !) qu'elle dépose sa rivale aujourd'hui. De toute façon, Chantal ne se mettra pas dans le rouge pour une course du Challenge Drôme/Ardèche, évidemment, elle a d'autres ambitions et réserve ses forces pour les diverses manches de la Coupe de France de montagne, ainsi que pour les Championnats de la spécialité le 26 Août. Il s'agit de ne pas se tromper d'objectif. Quant à moi, je n'ai pas d'autres motivations que de rallier l'arrivée dans les meilleures conditions, vu ma forme du moment. Je me suis mise "minable" il y a 2 semaines à La Crémaillère", ça suffit pour mon compte ! Je prends mon train de sénateur et profite de l'ambiance de la course, du panorama somptueux qui s'offre à mes yeux émerveillés...Trop beau la Drôme Provençale !

Notre parcours nous entraîne à travers les vignes, et sur des petites routes, parfois ombragées, parfois...non, malheureusement, surtout lorsque la pente s'accentue ! Je suis 3e de la course, tout va très bien, Madame la Marquise. Position fort confortable, ma foi. Je ne reviendrai jamais sur les premières, sauf si je trouve une moto de cross sur le parcours ! L'écrémage se fait à chaque kilomètre et ceux qui étaient partis en surrégime sont en perdition. Euh, je vais être écrémée moi aussi ? Eh oui, entre le 7e et le 8e kilo, je ralentis malgré moi sur une partie assez technique (pierres, sable, mono-traces creusées en rigole). Derrière, un souffle féminin. Oh, je n'ai pas besoin de me retourner pour vérifier. Je les reconnais entre mille, les yeux fermés ! Mince ! Ma 3e place sur le podium chancèle ! Le sentier s'élargit et hop, je suis doublée. Par une fille ? Non, par deux !!! Le première, Marjorie Gombert de Pont Saint Esprit, je ne la connais pas, mais je l'avais remarquée pendant mon footing d'échauffement et je m'étais dit : "Jolie foulée...". La seconde n'est pas une inconnue pour moi, c'est Sophie Simonin, une très bonne athlète du CA Valence, vainqueur notamment du semi-marathon de Lyon l'an dernier.

Vais-je m'accrocher à leur foulée ? Non. Je n'essaye même pas. Je suis déjà à mon maximum et ma punition me suffit. Je regarde, songeuse, le podium scratch s'éloigner...Tant pis, aujourd'hui je devrais me contenter de celui qui récompense les catégories; je ne ferai pas la fine bouche, mais se faire rattraper à 3 km de l'arrivée, c'est rageant, mais c'est la course ! Je ne veux pas (ni ne peux sans doute !) me mettre dans le rouge. Beh, oui, je ne suis pas en forme tous les week end. Certains et certaines y arrivent, moi, je ne sais pas comment ils (elles) font ! Moi, j'ai besoin parfois de récupérer. Heureusement, l'hémorragie s'arrête, et plus aucune fille ne me doublera sur les derniers kilomètres. J'accélère dans la dernière descente pour rattraper quelques garçons, il faut bien que je me venge, non ? La course se termine dans un champ; je franchis l'arrivée main dans la main avec mon copain Raymond de l'ASPTT Valence. Nous avons fait une bonne partie du parcours ensemble, nous encourageant mutuellement. Dès que l'un faiblissait, l'autre le relançait. Je me refuse donc de disputer le sprint d'arrivée avec lui, me retourne, lui tends ma main et nous coupons la ligne sous des applaudissements nourris. Une embrassade mouillée de sueur nous réconforte dès notre passage dans les barrières...La course, c'est ça aussi !

Bilan des courses :

Chantal prend comme je l'avais pronostiqué une deuxième place à moins d'une minute de l'athlète montilienne, la senior Amandine Ferrato. 3e Marjorie Gombert (espoir), Sophie Simonin 4e (senior) et après..., moi ! Je prends une deuxième place chez les V1. Mais, lors de la remise des récompenses, les organisateurs ayant défalqué les vainqueurs du scratch, je monterai comme 1ère V1 !

Et une coupe de plus et...encore plus intéressant pour mes amis, et notamment pour les kikous amateurs de fins breuvages, un carton de bons Côtes de Rhône rouge, bien de chez nous ! Chez les garçons la bagarre a fait rage également et l'Ardéchois Nicolas Pasquion, qui fut en équipe de France de Montagne, n'est pas descendu de ses montagnes pour faire un footing figuratif ! Il aura fort à faire pour se débarrasser de son poursuivant, l'excellent Rachid Touaf, de l'EA Grenoble, d'ailleurs, ils finiront main dans la main, dans un magnifique geste d'amitié.

Portrait de Nicolas Pasquion :

Vainqueur de la Coupe de France FFA 2004. Vice champion de France en 2004 (Annemasse 74 - montée du Salève) Vice champion de France en 1998 (Satillieu-Lalouvesc 07) Vice champion de France junior 1991 de course en montagne (Villard de Lans 38). Bref, un spécialiste de la montagne... Le 3e Jérôme Lafitte, de Tournon, le 4e Yassine Bakaria du CA Valence et le 5e Paul Schlitz de Crest est le 1er V1.

A noter également que les organisateurs offrent à tous les participants l'entrée à la piscine, sis au pied du Château...Royal pour le décor et la récupération ! Tout ce petit monde se retrouve pour un repas convivial autour de plateaux généreusement garnis et servis par des bénévoles aux petits soins.

Le speaker Jocelyn Giraud assurera l'animation de la remise des prix avec le dynamisme et le talent qu'on lui connaît. Tous les lauréats du jour repartiront avec des cartons de vin, des fleurs, des tee-shirts, etc...

Qu'il me soit donné ici, la possibilité de remercier chaleureusement Denis Vigne ainsi que toute son équipe d'organisation. Voilà des courses de village, et ce n'est pas péjoratif, loin de là, qui permettent de réunir des coureurs de tout horizon qui ne vont pas se déchirer pour prendre une prime et puis repartir tout aussi vite dans leurs contrées respectives ! Ces épreuves conviviales viennent animer les ruelles de nos villages qui pourraient s'alanguir sous le soleil d'un dimanche de Juillet.


Du haut de son château, en un dialogue surréaliste, la Marquise aurait pu demander à Denis, l'organisateur heureux de cette course pédestre, s'il était satisfait de sa matinée. Et l'infatigable cheville ouvrière des Foulées aurait répondu :

"Oh, c'est beaucoup de travail d'organiser tout ça, mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !"


Quid de la Section Loisir ? Arrivée à Grignan à 8 h15, j'ai la joie de retrouver quelques uns de mes athlètes : Franck Delannoy, Véronique Fijalek (5e V1) qui rentre de vacances en Bretagne (elle m'offre, à ma grande surprise un superbe tee shirt : Le Bout du Monde que je mettrai d'ailleurs dès ce matin pour aller à la piscine), Nuria Bretheau, Christophe Fluck et Luc Way, le neveu de Chantal qui reprend le chemin des courses : il y a 3 mois, Luc s'est blessé au genou pendant un match de foot...

Résultats complets
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# Posté le mardi 31 juillet 2007 09:46

LE VERCORS SUR UN PLATEAU !

LE VERCORS SUR UN PLATEAU !
RANDONNEE : LA TRAVERSEE DU GRAND VEYMONT PAR L'ARETE SUD EST

Dimanche 22 Juillet, dans le cadre de ma préparation pour les championnats de France de course de montagne, je m'offre la Traversée du Grand Veymont par l'arête Sud Est.

Accompagnée par le Kikoureur Défi Franck ainsi que par Chantal, nous quittons Pierrelatte dès potron-minet direction tout d'abord le Col du Rousset.

Situé à 1254 m c'est un des rares points de passage, avec le col de la Bataille permettant d'accéder au Sud-Vercors. Il relie précisément Die au sud à Vassieux au nord-ouest, par le biais d'un tunnel percé en 1979, d'une longueur de 769 m. Il remplace un précédent ouvrage datant de 1866 et parallèle à celui-ci. Le véritable col, au sommet de la crête surplombant le tunnel, se trouve pour sa part à 1367 m et est accessible à pied. Je l'ai d'ailleurs gravi en courant il y a quelques années à l'occasion d'une course pédestre : Le Challenge des Stations de la Drôme, épreuve remportée par Chantal Baillon, soit dit en passant ! Il accueille également une petite station de ski familiale, et est le départ de la Grande traversée du Vercors qui mène à Villard-de-Lans, en ski de fond l'hiver et en VTT l'été.

UNE JOURNEE DANS LE VERCORS

Nous basculons alors vers Saint Agnan, et à un kilomètre de la grotte de la Luire, tristement célèbre, nous empruntons l'étroite route forestière de la Coche que nous suivons sur 7 km.Petit rappel historique, car comment parler du Vercors sans faire allusion à la guerre et à la Résistance ?
La Grotte de la Luire a servi d'hôpital improvisé pour le maquis. Le 27 juillet 1944, sans doute à cause d'une dénonciation, elle se retrouve cernée par les troupes de l'armée allemande. Les blessés intransportables sont fusillés sur place, l'équipe sanitaire et les malades sont conduits au hameau de Rousset, puis à Grenoble où les médecins et l'aumônier seront fusillés. 7 infirmières seront déportées. Les autres blessés seront exécutés dans un champ près du village...C'est vrai, on ne peut pas oublier que l'été 1944 a mis le feu au massif du Vercors, qui fut un bastion de la Résistance en France. Encerclé par les nazis et les miliciens, il devint un piège mortel pour les maquisards et les habitants. Plusieurs villages furent entièrement détruits et le Vercors en garde des traces indélébiles.

UNE RANDONNEE AU PAS DE COURSE !

Mais, revenons à notre randonnée ! Nous avons donc quitté la maison forestière de la Coche à 1365 m pour accéder au superbe plateau du Parc Régional Naturel du Vercors, site classé depuis plus de 30 ans. Quant à la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux avec ses 17 000 hectares, créée en 1985, elle demeure actuellement la plus grande de FranceSituée au pied du Grand Veymont (point culminant du Vercors : 2341m), elle abrite de nombreuses espèces remarquables que nous avons d'ailleurs remarqué ! Après 10 km de plat, fort heureusement à l'ombre de la forêt, nous parvenons enfin au pied du Grand Veymont. Le sentier est escarpé, et..."Dré dans l'pentu" ! Par moment, la pente est si raide que nous sommes obligé d'y mettre les mains ! L'itinéraire louvoie entre d'énormes rochers que nous escaladons, mais rien d'insurmontable, personne parmi nous ne souffrant du vertige. Une longue crête ventée nous mène alors au sommet. Franck qui monte ici pour la première fois découvre un paysage sublimé par des bouquetins qui se baladent tranquillement accrochés à la pente et nous regardent passer l'air circonspect. Le brouillard nous cache un panorama de toute beauté. Par temps clair, on peut apercevoir le Mont Blanc. Heureusement, pendant que nous nous restaurerons à l'abri d'un muret de pierre opportunément dressé, il se dissipera peu à peu, nous offrant une vue à 360° à couper le souffle. Emergeant lentement des limbes de la brume, le Mont-Aiguille apparaît !

LE MONT AIGUILLE DANS LES NUAGES

Situé en Dauphiné, c'est un bastion avancé de la falaise orientale du Vercors, auquel il appartient géologiquement. Antoine de Ville en réalise la première ascension en juin 1492. L'alpinisme est donc né dans le Mont-Aiguille au XVe siècle...Les uns découvrent l'Amérique, les autres, les joies (et les difficultés) de la montagne. Après le réconfort d'un pique-nique 3 étoiles, nous nous lançons dans une descente extrêmement technique jusqu'au Pas de la Ville. Le sentier est délité, patiné par de très nombreux passages, et raviné par les pluies. D'ailleurs, nous porterons secours à une randonneuse qui chuta juste devant nous...

L'ALPINISME EST NE DANS LE VERCORS !

Le Pas de la Ville avec ses 1925 m peut être en soi un but de balade. Ce col est un haut lieu de la Résistance, et de nombreuses plaques, portant les noms des courageux qui se sont battus et ont péri ici, sont là pour nous inviter à nous souvenir. Nous retraversons le plateau au pas de course, c'est le cas de le dire, car nous nous mettons à courir...Pour le plaisir ! Au bilan de cette sortie dominicale : 5h20 de marche, près de 24 km, un dénivelé de plus de 1000m positif et négatif.

Au bilan de cette sortie dominicale : 5h20 de marche, près de 24 km, un dénivelé de plus de 1000m positif et négatif. Franck-le-Chti qui n'a eu pour tout horizon vertical que les terrils du Nord avant d'arriver dans la Drôme, découvre, émerveillé, le Vercors.

UN TOPO TOP !


Cette randonnée vous intéresse ? Vous avez raison ! Voici quelques indications pour suivre nos traces : Le grand Veymont par un itinéraire alpin, en partie hors sentier. Altitude arrivée : 2341 m Altitude de départ : 1365 m. Accès voiture : St Agnan en Vercors, (ou Col du Rousset depuis Die), puis suivre la route forestière du Pas de la Coche sur 7 kilomètres. Départ à la maison forestière de Pré Grandu.

Description de la rando :

La Grande Cabane, puis le Pas des Chattons. De là, aller au col (2067m) situé entre le Grand Veymont et le Petit Veymont (ou l'aiguillette). Plus de sentier, mais évident : tout droit ! Eviter néanmoins les rochers en utilisant les zones les moins exposées. Attention : pentes d'herbes raides, à éviter par temps humide. 1 ou 2 passages faciles avec les mains. La proximité des falaises situées sous le sommet du Grand Veymont peut impressionner les personnes ayant le vertige. On rejoint la crête à environ 150m au sud du sommet. On y retrouve le chemin de l'arête Sud, facile. Descente par le Pas de la ville et la nouvelle Jasse de la Chau.

Toutes les photos de la sortie en diaporama sur COURIR PLUS HAUT

# Posté le mardi 24 juillet 2007 00:20